Manuel d'Artillerie de l'Alliance

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Manuel d'Artillerie de l'Alliance

Message par Wilson Wilson le Mar 3 Jan - 0:59

Manuel d'Artillerie de l'Alliance



De feu Darlan Noeubord
Capitaine de la Revanche de Daelin,
Chevalier-Lieutenant de la Grande Batterie des Aigles du Roi.

Tout ce que l'ennemi peut bâtir, notre artillerie peut le détruire.

I - Propriétés de l'artillerie, effet moral et matériel.

C'est tout d'abord par son effet moral que l'artillerie manifeste sa puissance.


  • -Effet moral sur les troupes qu'elle combat.


Un officier de l'armée régulière de Forgefer écrit :
Tandis que les trolls semblent à peine s'émouvoir sous le feu des fusiliers ou le tranchant des fantassins, ils s'enfuient au contraire éperdument dès qu'un obus éclate à proximité d'eux.

Le bruit courut longuement, chez les trolls des glaces, qu'en éclatant nos projectiles ne réussirent qu'à répandre de la neige. Or dès le premier coup de canon, on voyait ces solides cavaliers, insensibles au tir et aux lames de l'infanterie, s'enfuir dés qu'un obus éclatait près d'eux et cela jusqu'à plus de 1000m.

L'effet moral était tel que les prisonniers trolls regardaient le canon avec effroi.


  • -Effet moral sur les troupes qu'elle accompagne.


Sur les troupes qu'elle accompagne, l'effet moral n'est pas à négliger. L'effrayant bruit de l'explosion auquel on eut de la peine à s'accoutumer, les accidents fâcheux des premières pièces, le défaut de justesse et l'ignorance de principes de tir firent que pendant un long temps "les canons causaient plus de frayeur à ceux qui s'en servaient que de mal à ceux contre lesquels ils étaient dirigés."

Il arrivait bien souvent que la pièce elle-même ne résiste pas à l'explosion.

L'effet moral que produit l'artillerie est considérable. Tant que les obusier sont en silence, tout le monde a peur; une fois le 1er coup d'artillerie entendu, tout le monde marche en avant.

Nous avons tout autant besoin de détruire l'ennemi que de rassuré nos soldats et la récente tentative de la Horde de fer à rouvert les débats sur l'augmentation du nombre des pièces dans les batteries et dans le corps d'armée, ses partisans font valoir l'influence morale que pourrait avoir sur nos troupes l'infériorité numérique en bouches à feu, malgré la supériorité de notre arme et surtout de nos méthodes d'emploi.

L'effet matériel résulte de la quantité de matière meurtrière ou destructrice que l'artillerie peut envoyer sur une surface en un temps déterminée.

Cette quantité peut être obtenue par le poids ou par le nombre de projectiles envoyés.


  • -Le poids résulte du volume et de la nature du projectile, de la portée de la pièce de la mobilité de l'artillerie et de la rapidité du tir.

L'effet peut être recherché soit par la violence, soit par la multiplicité des coups.
Suivant que l'effet à obtenir est destructeur ou meurtrier on choisit la force ou le nombre.


  • -S'il s'agit de la force, l'effet peut être obtenu soit par l'augmentation du calibre du projectile, soit par l'augmentation de la vitesse au moment de l'impact.



  • -S'il s'agit du nombre, l'effet peut résulter soit de l'augmentation du calibre et de la fragmentation du projectile, soit de la rapidité du tir.


On voit donc qu'il existe entre le calibre, la portée, la vitesse du projectile et la rapidité du tir il existe un lien perpétuel.

Pour que l'effet se produise sur une surface en un temps déterminé, il faut que l'artillerie soit rendu, en temps voulu, au point voulu pour accomplir sa mission. La mobilité de l'artillerie entre en compte.

________________________________________

II - Allures et vitesse de marche de l'artillerie.

Ce règlement fixe les allures de l'artillerie aux chiffres suivants :

    au pas - 100 m à la minute.au trot - 200 m à la minute.


Il résulte que l'artillerie parcours le kilomètre :

    au pas en 10 minutes.au trot en 5 minutes.


Il est dés lors très facile de calculer les vitesses de marches de l'artillerie.

  • - Au pas, elle parcourt 6 km à l'heure. ( Abstraction faite des arrêts );
  • - Avec des alternances égales de pas et de trot, elle parcourt 2 km en 15 minutes, soit 8 km à l'heure.
  • - Avec des alternances de 1 km au pas pour 2 km au trot, elle parcourt 3 km en 20 minutes, soit 9 km à l'heure.
  • - Avec des alternances de 1 km au pas pour 3 km au trot elle parcourt 4 km en 25 minutes soit 9 km 500 à l'heure en moyenne.


Ce qu'il importe de retenir, c'est que le rendement croit beaucoup moins vite que l'effort imposé aux chevaux; aussi c'est à la vitesse de 8 km à l'heure qu'il convient de considérer comme la vitesse normale de l'artillerie.

Bien entendu, il ne saurait être question d'alternances régulière de pas et de trot qu'en terrain plat et sur une bonne route; en toutes circonstances, sauf le cas de marche au combat, les allures sont réglées d'après les pentes et l'état des chemins.

Quand l'artillerie marche au combat, sa capacité de marche ne doit avoir d'autre limite que celle de la résistance des bêtes et il serait criminel de songer à ménager les chevaux pendant que l'infanterie souffre et se trouve peut-être écrasée sous les feux d'une artillerie supérieure en nombre.

L'artillerie peut soutenir de longs temps de trot, 6, 8, 10 km et même plus, à la condition de ne pas forcer l'allure; cette règle doit être considérée comme absolue. L'allure doit rester calme, constante et par conséquent absolument réglée.

________________________________________

III - La mobilité de l'artillerie.

La mobilité de l'artillerie peut être réalisée :

    -Par la mobilité des feux;


    -Par la mobilité du matériel.


-Mobilité des feux : Permet à l'artillerie d'effectuer ses tirs en avant, en arrière, à droite et à gauche de la zone de tir; de poursuivre son action sans gêner la marche de l'infanterie alliée.

Certaines plateformes sont munies de deux montant mobile, l'un permettant à la pièce de lui donner son inclinaison et l'autre de pivoter.

-Mobilité du matériel : Permet à l'artillerie de faire son entrée en action à l'heure et au moment nécessaires; de poursuivre une action offensive; de se soustraire à l'action rapide de l'adversaire.

Les plus gros canons sont montés sur des plateformes à roulettes qui sont traînées par des bêtes, généralement des chevaux; des béliers ou des bœufs. Cela permet de transporter les pièces d'artillerie et de leur donner la direction.

________________________________________

IV - La Justesse du tir.

Les 1éres expériences sur la justesse du tir, dont on puisse fait état, datent de l'an 30.

L'écart moyen en direction pour un tir de visé juste de cet âge était

  • -Pour le canon moyen, de 5m à 1200m.



  • -Pour le canon de campagne, de 15m à 1200m.



Le travail des ingénieurs d'aujourd'hui à conduit à l'augmentation rapide des portées et on fait faire à la justesse du tir de nombreux progrès. Ils s'efforcent de perfectionner la stabilité du projectile; à diminuer le vent du projectile et d'augmenter la vitesse initiale du projectile.

Aussi l'écart moyen en direction pour un tir de visé juste aujourd'hui est

  • -Pour le canon moyen, de 3.25m à 2000m.



  • -Pour le canon de campagne, de 7m à 4200m.


en très peu de temps, en moins de 10 ans, l'ingéniosité des ingénieurs militaires et le développement des méthodes scientifiques ont fait faire à l'artillerie des progrès des plus considérables depuis son existence.

________________________________________

V - Bilan de l'artillerie

Voici en résumé, le bilan de l'artillerie.


  • Qualités offensives :

-Puissance de feu : considérable;
-Mobilité du matériel : insuffisante;
-Mobilité des feux : insuffisante;
-Qualité balistiques : exceptionnelles;
-Rapidité du tir : en progrès.


  • Qualités défensives :


-Protection du personnel : faible;
-Protection du matériel : en progrès;
-Capacité défensive : insuffisante.


  • Serviteurs organiques :

-Réduction de puissance et vulnérabilité en station et en marche;
-Obligation de voir pour faire feu et de se mettre à découvert pour voir. - Le problème peut être résolu avec une technologie ou magie de communication -;
-Situation critique au moment de la mise en batterie et de l'aménagement du matériel;
-Fumée épaisse au moment du coup de feu, qui gêne le personnel et signale la batterie à l'ennemi.
-Intenses lueurs qui permettent de compter les pièces et de dénombrer les coups.
]
avatar
Wilson Wilson

Messages : 5
Date d'inscription : 02/04/2016

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum